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	<title>Roselyne MOSSAND  Psychothérapeute Lyon &#187; Psychothérapie</title>
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		<title>La naissance de l’objet de Bernard Golse et René Roussillon</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Feb 2013 20:27:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.psychotherapies-lyon.fr/psyblog/bernard-golse-rene-roussillon-la-naissance-de-lobjet/psychanalyse_enfance" rel="attachment wp-att-192"><img class="alignnone size-full wp-image-192" alt="psychanalyse_enfance" src="http://www.psychotherapies-lyon.fr/psyblog/wp-content/uploads/2013/02/psychanalyse_enfance.jpg" width="228" height="228" /></a><br />
Ce livre est un dialogue entre les deux psychanalystes Bernard Golse et René Roussillon. L’un travaille avec les bébés et les très jeunes enfants, l’autre avec les adolescents et adultes en proie à des souffrances narcissiques-identitaires. La confrontation de leurs recherches cliniques les fait se rejoindre autour de questions liées à &laquo;&nbsp;la naissance de l’objet&nbsp;&raquo;, plus précisément à la naissance des processus de pensée tels qu’ils émergent pour le bébé dans l’interrelation avec ses parents, premiers penseurs de ses perceptions. Dès la vie intra-utérine, l’enfant se ferait une idée de ses parents, d’après leur présence sonore et rythmique. Les auteurs situent leur réflexion dans le domaine du &laquo;&nbsp;besoin du moi&nbsp;&raquo; d’une co-création psychique, qui soulève la question de la dépendance et de la transmission intergénérationnelle.</p>
<p>Des citations d’autres auteurs émaillent l’ouvrage : Bion, Aulagnier, Green, Laplanche, et Winnicott bien sûr, dont chacun connaît la formule selon laquelle un bébé seul n’existe pas. Il y a dès le départ de la vie, la présence d’un autre qui fait exister le bébé, en lui permettant d’envisager &#8211; son existence propre et celle de ceux qui l’entourent. La nébuleuse subjective de ces premiers temps ne peut se concevoir hors de la sphère d’interrelation avec l’objet naissant à la psyché du bébé, qu’est la personne maternante. Les auteurs convoquent les cliniciens de l’autisme (G.Haag, D.Meltzer) pour affirmer avec eux l’alternance de moments en miroir &laquo;&nbsp;pareils&nbsp;&raquo; où le parent est dans un accordage pulsionnel et affectif avec l’enfant, et de moments &laquo;&nbsp;pas tout à fait pareils&nbsp;&raquo; où le parent se distingue, désire ailleurs ou autrement. Par cette oscillation se dégagent peu à peu les noyaux de subjectivité de l’enfant. Comment, par exemple, tendent-ils à s’unifier et à s’organiser, entre ce qui est intérieur et extérieur à lui ?</p>
<p>Golse et Roussillon s’emparent de cette question de la synthèse psychique pour prolonger la réflexion de Freud qui apparaît dans &laquo;&nbsp;Constructions dans l’analyse&nbsp;&raquo; et dans les petits écrits de Londres. Freud y souligne que les difficultés rencontrées avant l’âge verbal, font l’objet de fixations beaucoup plus intenses que les traumatismes de l’enfant plus âgé. Il en attribue la cause à la &laquo;&nbsp;faiblesse de la capacité de synthèse&nbsp;&raquo; de la psyché à cet âge précoce.<br />
Les auteurs évoquent la théorie de l’attachement, laquelle s’intéresse davantage à la présence de l’objet, contrairement à la psychanalyse, dont le travail de déconstruction se fonde sur une métapsychologie de l’absence de l’objet.</p>
<p>Que se passe t-il ou ne se passe t-il pas en présence de l’objet? Comment par exemple, en analyse, faire le deuil de quelque chose qui n’a pas eu lieu dans la rencontre avec l’objet?<br />
Les traumatismes précoces, survenus à un âge de grande dépendance à la psyché de l’objet, cherchent plus tard leur voie d’expression dans la répétition d’actes, d’affects, de gestes, de somatisations. C’est pourquoi Roussillon recommande d’être aussi attentif, dans le transfert, à la façon dont le patient va utiliser la capacité de penser de son thérapeute pour synthétiser quelque chose d’une rencontre mal advenue avec l’objet (et non pour déconstruire, comme il est de mise dans les problématiques œdipiennes et identificatoires plus tardives).</p>
<p>La particularité de ces traumatismes &laquo;&nbsp;hyper précoces&nbsp;&raquo; comme les définit Golse, est de renvoyer à la façon dont l’objet a été en interrelation avec le bébé pour lui prêter sa psyché, et conférer à la pulsion une valeur de messager, représentable en affects, en choses, puis en mots. La mère est d’abord celle qui pense et transforme la pulsion du bébé, au travers d’une communication mimique, gestuelle, langagière. Elle exerce sa fonction du dedans même de la psyché de l’enfant, rappelle Bernard Golse, afin qu’il puisse ensuite rependre à son compte, la possibilité d’abord offerte de symboliser ce qu’il vit. Dans cette métapsychologie de la présence, ce qui fait trauma c’est la faillite de l’objet &#8211; trop ou trop peu présent &#8211; à accompagner les potentialités inter-psychiques du bébé et du très jeune enfant, fondatrices ensuite de son intra-psychique. Il y a une sorte d’agonie de la mise en sens des multiples impressions qui assaillent le bébé. Roussillon en retrouve la marque dans sa clinique des sujets adultes, addictés ou en souffrance narcissique aigüe.<br />
Le phénomène d’après-coup chez les très jeunes enfants s’appliquera aux traumatismes de rencontres non advenues avec la psyché parentale, ou d’événements pulsionnels insuffisamment médiatisés par la présence de l’objet.</p>
<p>Bernard Golse développe largement l’idée – pas encore communément admise par les psychanalystes &#8211; d’après-coups intrinsèques à la petite enfance. En effet, dit-il, si l’après-coup actualise, en la retraduisant, la dimension traumatique d’un événement ancien, la maturation psychique qui sépare les deux temps du traumatisme n’est pas nécessairement celle de la puberté. Chacun des moments de maturation de l’enfance, aussi précoce soit-il, peut amener la retraduction d’un événement antérieur, et occasionner des symptômes pour lesquels les analystes d’enfants sont consultés.<br />
De plus, Golse et Roussillon s’accordent sur la bidirectionnalité de l’après-coup : le passé influe sur l’événement présent, mais ce dernier remanie aussi les traces du passé. Cela augure que l’enfant n’est pas seulement marqué par l’empreinte de l’histoire familiale. Le présent de la relation à ses parents va solliciter et modifier le passé du parent… et donc sa présence envers son enfant.<br />
Sous réserve que ces traces mnésiques puissent être sollicitées, c’est-à-dire non refoulées, déniées ou clivées telles que le sont, par définition, les pensées indésirables. Dans ce sens, Roussillon relève que l’après-coup d’un traumatisme précoce a souvent lieu…en cours d’analyse. La technique associative déjouant les résistances, le transfert offre un support aux processus psychiques : l’analyste est &laquo;&nbsp;utilisé&nbsp;&raquo;, selon le terme de Winnicott, à des fins de co-création psychique de façon à faire exister ce qui dans la relation à l’objet avait gravement nuit à l’épanouissement et à la synthèse des tous premiers mouvements de pensée du patient. La gamme d’affects liée au désir de détruire l’objet y prend souvent bonne part.<br />
Ce livre dégage bien l’idée que narcissisme serein et relation à l’autre, ne s’opposent pas s’ils sont le fruit du partage premier avec un objet rencontré..</p>
<p>Site <a href="http://www.nonfiction.fr/article-3819-ce_que_lobjet_donne_a_penser.htm">nonfiction.fr</a>, le dimanche 03 octobre 2010 &#8211; 15:00</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Le deuil, un chemin singulier</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Jan 2013 16:50:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[deuil]]></category>
		<category><![CDATA[faire son deuil]]></category>
		<category><![CDATA[Psychothérapie]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Nous avons conscience d&rsquo;être mortels. Mais qu&rsquo;un proche, qu&rsquo;un être aimé disparaisse et le monde semble s&rsquo;effondrer. L&rsquo;intensité de la douleur est à la mesure de l&rsquo;attachement pour le disparu. Il y a douze ans, Philippe, 55 ans, perd son épouse âgée de 46 ans des suites d&rsquo;un cancer incurable. &laquo;&nbsp;J&rsquo;ai mis plusieurs semaines à réaliser que je ne la verrais plus. J&rsquo;ai bien compris la mort, mais dans un déni subtil, j&rsquo;en ai occulté les conséquences. Sa disparition m&rsquo;a jeté sur une plage inconnue et austère, un lieu à découvrir, dont il fallait apprivoiser les formes et les règles.&nbsp;&raquo; Une plage inconnue où se côtoient souvent tristesse et colère, désespoir et culpabilité, ainsi qu&rsquo;une terrible sensation d&rsquo;abandon&#8230;</p>
<p>Au tournant des années 1970, la psychiatre suisso-américaine Elisabeth Kübler-Ross modélise les étapes psychologiques qui se succèdent chez un malade dont la mort est annoncée : déni, colère, négociation, dépression et acceptation. Un modèle repris pour baliser les différentes étapes du deuil, mais qui ne fait pas l&rsquo;unanimité chez les psys.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Je ne crois pas à ces étapes, tranche la psychothérapeute Nadine Beauthéac, auteure de 100 Réponses aux questions sur le deuil et le chagrin (Le Livre de poche, 224 p., 6,10 euros). Je préfère parler de temps du deuil : le premier est celui du choc, le deuxième celui de la grande souffrance, qui peut durer de plusieurs mois à plusieurs années. Enfin, le troisième est celui du deuil cyclique et intermittent, lorsque l&rsquo;endeuillé parvient à retrouver du bonheur et du plaisir dans la vie, ce qui n&rsquo;exclut pas les moments de désespoir, de colère et de culpabilité.&nbsp;&raquo;</p>
<p>De son côté, le docteur Alain Sauteraud, psychiatre et auteur de Vivre après ta mort, psychologie du deuil (Odile Jacob, 296 p., 22,90 euros), cite une étude parue dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) en 2007, portant sur le suivi pendant 24 mois de 233 personnes en deuil. &laquo;&nbsp;Ce document montre clairement qu&rsquo;il existe un chevauchement des états émotionnels, et non pas des étapes distinctes. Selon moi, la chronologie du deuil est parfaitement individuelle et essentiellement corrélée aux circonstances de la perte : mort annoncée ou brutale, sujet jeune ou plus âgé&#8230;&nbsp;&raquo;, estime-t-il.</p>
<p>APPRIVOISER LA DOULEUR</p>
<p>Par-delà ces désaccords, une certitude : l&rsquo;endeuillé doit apprivoiser la douleur de l&rsquo;absence. Valérie, dont la soeur de 33 ans s&rsquo;est suicidée il y a cinq ans, a choisi de partir à l&rsquo;étranger &laquo;&nbsp;comme s&rsquo;il fallait délocaliser la douleur, qu&rsquo;elle n&rsquo;ait plus ses repères pour qu&rsquo;elle soit moins féroce&nbsp;&raquo;, confie-t-elle.</p>
<p>D&rsquo;autres s&rsquo;investissent corps et âme dans le travail, pour tenir le coup. Dans cette phase de grande souffrance, les pensées autour du disparu mobilisent toute l&rsquo;énergie psychique. Avec parfois une étrange impression que l&rsquo;autre, dont on partageait l&rsquo;intimité, nous échappe.</p>
<p>Il s&rsquo;est envolé avec sa part de mystère. Ce dont témoigne la romancière Joyce Carol Oates, qui perd son mari en 2008, après presque un demi-siècle de vie commune : &laquo;&nbsp;Plus on est près, moins on voit. Car il y a chez nous tous, peut-être &#8211; chez certains d&rsquo;entre nous, sûrement &#8211; quelque chose d&rsquo;inconnaissable, d&rsquo;inaccessible. Une altérité têtue, intraitable, intransigeante&nbsp;&raquo;, écrit-elle dans J&rsquo;ai réussi à rester en vie (Philippe Rey, 2011), un carnet de bord des mois qui ont suivi la mort de l&rsquo;aimé.</p>
<p>On l&rsquo;oublie souvent : le deuil met aussi le corps à rude épreuve. A la fatigue s&rsquo;ajoute parfois l&rsquo;épuisement des années d&rsquo;accompagnement du proche malade. Que la mort soit annoncée ou pas, un état de stress chronique peut s&rsquo;installer, entraînant des perturbations biologiques, dont une baisse transitoire des défenses immunitaires, qui peuvent faire le lit d&rsquo;une maladie. &laquo;&nbsp;Le deuil est un marathon qui s&rsquo;étend sur plusieurs années, aussi est-il essentiel de prendre soin de soi&nbsp;&raquo;, indique le docteur Christophe Fauré, psychiatre et auteur de Vivre le deuil au jour le jour (Albin Michel, 338 p., 19 euros).</p>
<p>Lire les témoignages des lecteurs du Monde.fr : Depuis sa mort, je ne suis plus le même</p>
<p>Dévasté par le chagrin, l&rsquo;endeuillé doit affronter le monde extérieur. Lui qui a quitté le temps chronologique pour un temps psychologique, se sent souvent en décalage avec ses semblables. D&rsquo;autant que certains ne brillent pas par leur délicatesse. Il n&rsquo;est pas rare que voisins et relations changent de trottoir pour ne pas croiser son regard. Comme si le malheur était contagieux. &laquo;&nbsp;On vit dans une société où on ne nous apprend pas comment agir face à la fin de vie, la mort et le deuil, ajoute Nadine Beauthéac. Du coup, celui qui n&rsquo;a jamais connu cela est gêné, ne sait pas quoi dire. Il a peur que ses paroles ne déclenchent des larmes chez l&rsquo;autre, alors que ces dernières peuvent être libératrices. Il faut instaurer une éducation au deuil.&nbsp;&raquo;</p>
<p>FAIRE SON DEUIL</p>
<p>Il existe encore beaucoup de clichés. Ainsi, Dominique, 30 ans, s&rsquo;entend dire par une amie : &laquo;&nbsp;Je crois que tu fais un deuil pathologique&nbsp;&raquo;, parce qu&rsquo;elle pleure encore beaucoup un an après la mort brutale de sa mère, à 52 ans. &laquo;&nbsp;Cela m&rsquo;a révoltée et j&rsquo;avais envie de lui mettre une claque&nbsp;&raquo;, dit-elle.</p>
<p>Alors, finalement, &laquo;&nbsp;faire son deuil&nbsp;&raquo;, ça veut dire quoi ? &laquo;&nbsp;Si le temps de la grande souffrance a une fin, le deuil en tant que tel n&rsquo;en a pas&nbsp;&raquo;, insiste Nadine Beauthéac. Toute la vie, on doit se confronter à l&rsquo;absence, mais on se transforme et on parvient à trouver un nouveau sens à sa vie, à mettre le défunt à sa juste place : ni trop loin, pour ne pas sombrer dans l&rsquo;évitement, ni trop près, au risque de ne pouvoir poursuivre son chemin. &laquo;&nbsp;Beaucoup de personnes disent que le processus de deuil chamboule leur identité. Il s&rsquo;agit aussi d&rsquo;un certain deuil de soi&nbsp;&raquo;, précise Karine Roudaut, sociologue, et auteure de Ceux qui restent, sociologie du deuil (Presses universitaires de Rennes, 306 p., 18 euros).</p>
<p>Les valeurs et les priorités changent : on peut vouloir aller à l&rsquo;essentiel et vivre intensément le moment présent. Malgré la cicatrice de la douleur, qui peut se rouvrir à chaque instant : &laquo;&nbsp;Alors oui, je ris, j&rsquo;écris, je vois mes ami(e)s, ma vie est riche de rencontres et de temps forts ; je suis attentive aux changements de saison et de lumière, témoigne Claire, 65 ans, dont le fils a mis fin à ses jours il y a plus de cinq ans. Et partout, toujours, dans un espace spécialement aménagé, une fine présence, lumineuse : celle de l&rsquo;absent.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Le Monde – Article paru dans l’édition du <time itemprop="datePublished" datetime="2012-10-30T13:50:43+01:00">30.10.2012</time> Par Christine Angiolini</p>
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