Roselyne MOSSAND Psychothérapeute



Thérapie adulte, couple, enfant, adolescent


"C'est encore croire en soi que de douter de soi" Jean Rostand




Roselyne MOSSAND psychothérapeute Lyon


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La scolarité des enfants adoptés


Extraits conférence « La scolarité des enfants adoptés » Orchidée Adoption OAA ' juin 2012-10-23


« Si l'adoption d'un enfant en bas âge laisse un peu de temps aux parents, la question de l'intégration scolaire se pose aux parents qui accueillent un enfant plus grand. Lorsque l'enfant arrive à six ans ou plus, la tentation est forte et parfois l'injonction, de le scolariser rapidement. Mais la priorité devrait être à la création de liens profonds et rassurants avec ses parents et la cellule familiale restreinte. Les enfants ayant vécu en orphelinat recherche à développer des relations autour du groupe (milieu qu'ils connaissent) et parfois réclament de pouvoir rentrer à l'école rapidement. Jean-François Chicoine (pédiatre québécois) estime que le temps passé en famille sera gagnant sur le plan cognitif, permettant ainsi de gagner en confiance et en estime de soi facilitant ainsi l'accès aux désirs et plaisir d'apprendre. »


« L'entrée à l'école devrait s'effectuer dans le niveau de classe le plus proche de ses acquis, de ses capacités mais aussi de son âge affectif et émotionnel. Dans tous les cas de figures, il est important de favoriser le dialogue avec les enseignants pour la mise en place de solutions adaptées aux besoins de l'enfant »


... « Se faire confiance dans sa capacité à accompagner son enfant sur le chemin du savoir ; explorer des voies inédites ; lui faire confiance et accorder du temps sur le long processus de création de lien ; afin que l'enfant ne se sente pas décevant, n'avoir que des exigences qui lui soient accessibles, qui restent réalistes.»


Scolarité « Il faut créer du lien avant tout »

le 19/10/2013 Roselyne Mossand a rappelé que l’enfant a besoin d’être aimé pour ce qu’il est et non pas pour ce qu’il fait.

L’association Enfant et famille d’adoption a organisé, samedi 19/10/2013, une rencontre autour de la scolarité des enfants adoptés. Rencontre avec Roselyne Mossand, psychothérapeute et mère adoptive.


Quels sont les principaux conseils à donner pour favoriser la scolarité des enfants adoptés ?

Quand l’enfant arrive, la scolarité ne doit pas être la priorité.

L’enfant va très vite apprendre la langue et oublier sa langue maternelle. Mais avant d’entrer dans le système scolaire, il faut prendre le temps de créer du lien avec les parents et la cellule familiale proche. C’est seulement après qu’il faut parler de la scolarité.

Quel que soit l’âge d’arrivée de l’enfant, il faut qu’il passe par un CP. Il est fortement déconseillé de mettre l’enfant dans une classe en fonction de son niveau d’âge. Il faut privilégier le niveau de ses capacités psychomotrices et psychoaffectives.

Constate-t-on des retards scolaires importants chez les enfants adoptés ?

La moitié des enfants adoptés ne rencontrent pas de difficultés majeures. Cependant, il est important d’engager un travail avec les enseignants afin de sécuriser tout le monde.

Quel climat est-il nécessaire de créer pour l’enfant ?

Il faut combler les besoins de sécurité, physique et affective, ce qui oblige le parent à proposer à l’enfant un cadre stable, permanent. L’enfant va croire davantage les gestes que les paroles, il faut donc faire des choses concrètes avec l’enfant. Ensuite, il faut développer la sensorialité avec les jeux, la base du système émotionnel. Les parents doivent exprimer leurs sentiments et faire exprimer leurs sentiments aux enfants afin d’engager une forme de mémorisation. Et pour les apprentissages, il ne faut pas hésiter à utiliser des objets médiateurs, comme par exemple un ballon pour apprendre les tables.

Que faut-il faire encore plus que pour les autres enfants ?

Il faut valoriser la moindre petite réussite pour que l’enfant gagne en confiance. Il est nécessaire d’offrir un cadre et des limites pour lui permettre de se structurer. Puis il est bon de créer des rituels, des routines afin de favoriser des ancrages temporels, ce qui participe au sentiment de sécurité dans la prévisibilité.

Quelques conseils en direction des parents ?

En tant que parent, il faut connaître ses propres limites et savoir faire appel. Il ne faut pas hésiter à se faire accompagner par des professionnels, rencontrer d’autres familles adoptives. Les parents doivent prendre soin d’eux et prendre du recul.