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	<title>Roselyne MOSSAND  Psychothérapeute Lyon &#187; homoparentalité</title>
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		<title>La guerre des psys autour de l&#8217;homoparentalité</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Jan 2013 13:17:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Psychanalyse]]></category>
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		<description><![CDATA[Les psys se sont retrouvés un peu pris au piège par cette manie de concevoir les questions de société en termes de &#171;&#160;pour ou contre&#160;&#187;. Or, une des forces des psychanalystes, c&#8217;est d&#8217;avoir une position de retrait par rapport à &#8230; <a href="https://www.psychotherapies-lyon.fr/psyblog/les-psychanalystes-doivent-ecouter-leurs-patients-et-non-dire-la-norme.html">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Les psys se sont retrouvés un peu pris au piège par cette manie de concevoir les questions de société en termes de &laquo;&nbsp;pour ou contre&nbsp;&raquo;. Or, une des forces des psychanalystes, c&rsquo;est d&rsquo;avoir une position de retrait par rapport à l&rsquo;alternative du &laquo;&nbsp;pour ou contre&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Quand on écoute ce que nous dit un patient, on n&rsquo;est pas pour ou contre, mais dans une neutralité par rapport au contenu de ce qu&rsquo;il peut dire. On peut entendre des choses très choquantes, des propos racistes, sexistes ou des fantasmes d&rsquo;une grande violence&#8230; On n&rsquo;est pas là pour dire &laquo;&nbsp;Ce n&rsquo;est pas bien&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;C&rsquo;est bien&nbsp;&raquo;.</p>
<p>C&rsquo;est la spécificité de notre métier : ne pas être dans une norme. Les psys ont été attirés comme des aimants vers ce qu&rsquo;ils considéraient être de leur ressort, à la fois le bien-être des enfants et la structure de la famille, et la manière dont cette structure mettait en place l&rsquo;univers psychique et de l&rsquo;enfant. Mais du coup, cela a créé un discours normatif et paternaliste.</p>
<p><b>La psychanalyse et l&rsquo;homosexualité</b> ? L&rsquo;homosexualité était considérée comme une perversion par Freud, dans un sens plus médical bien sûr que la perversion comme on peut l&rsquo;entendre aujourd&rsquo;hui quand on dit d&rsquo;un individu : &laquo;&nbsp;C&rsquo;est un pervers.&nbsp;&raquo; Mais c&rsquo;est quand même pour lui une déviance, au sens étymologique du terme, c&rsquo;est-à-dire que la sexualité &laquo;&nbsp;normale&nbsp;&raquo; &#8211; parce que, pour Freud, il y a une sexualité normale &#8211; est déviée de son objet et se dirige vers le même sexe, à savoir un autre objet que l&rsquo;objet &laquo;&nbsp;normal&nbsp;&raquo;, qui devrait être la personne du sexe opposé. Pour Freud, l&rsquo;homosexualité est une déviance d&rsquo;un développement normal.</p>
<p><b>Est-ce, est une forme de pathologie ?</b> Freud considère que l&rsquo;homosexualité crée des personnalités plus infantiles ou plus narcissiques. Et il faut rappeler que jusqu&rsquo;au début des années 1980 &#8211; même si ce n&rsquo;était pas dit comme tel &#8211; on n&rsquo;était pas analyste si on était homosexuel. On cachait son homosexualité si on voulait devenir analyste, parce qu&rsquo;on considérait qu&rsquo;un analyste homosexuel ne pourrait pas bien analyser le transfert. Il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;incriminer Freud, qui a été un génial explorateur de l&rsquo;âme humaine. Mais ce n&rsquo;est pas pour ça que tout ce qu&rsquo;il a dit est génial.</p>
<p>Il y a un corpus freudien très intéressant pour les psychanalystes, qui peuvent s&rsquo;en servir comme d&rsquo;une référence, mais certainement pas comme des Tables de la loi. Avec Freud, on a la mise en place d&rsquo;un corpus clinique encore utile. Mais certains psychanalystes peinent à faire entrer la nouvelle famille dans le corpus freudien (sur la parenté ou le complexe d&rsquo;Œdipe, notamment). Ils en concluent qu&rsquo;il faut stopper le changement familial et sociétal. Mais ils oublient que Freud a commencé en observant ce qu&rsquo;il y avait autour de lui, en laissant le jugement moral de côté.</p>
<p><b>Mais certains psychanalystes disent que l&rsquo;homoparentalité effacerait l&rsquo;altérité, ferait disparaître le rôle du père et de la mère et porterait atteinte à l&rsquo;équilibre psychique des enfants. Ces arguments sont-ils recevables ?</b> C&rsquo;est vrai que la question de la différence est fondamentale pour le développement du psychisme de l&rsquo;enfant. Dans la psychanalyse, cette différence se fait sur celle des sexes et des générations. La différence des générations existe dans l&rsquo;homoparentalité : ce ne sont pas des gens de 5 ans qui vont adopter des gens de 4 ans, ce sont des adultes qui adoptent des enfants. Il est évident qu&rsquo;un homme et une femme sont différents. Mais Freud a aussi beaucoup parlé de la bisexualité psychique &#8211; chaque être est masculin et féminin &#8211; en expliquant qu&rsquo;il y avait une différence entre le masculin et le féminin biologiques, extérieurs, et le masculin et le féminin psychiques, qui sont d&rsquo;un autre ordre.</p>
<p>On réduit le complexe d&rsquo;Œdipe à une réalité extérieure et sociale : un homme, une femme, papa, maman&#8230; Or, souvent, les pères qui sont fantasmés ne sont pas les pères de la réalité biologique. Donc, quand on dit qu&rsquo;il faut avoir un père et une mère pour faire un Œdipe, je pense que cela ne correspond pas à la réalité et que, par ailleurs, ce n&rsquo;est pas du bon freudisme.</p>
<p><b>Il pourrait donc y avoir des &laquo;&nbsp;pères&nbsp;&raquo; et des &laquo;&nbsp;mères&nbsp;&raquo; au sein des couples de même sexe ?</b> Dans un couple où il y a deux hommes, je pense qu&rsquo;il y a en effet un des deux qui peut représenter une part féminine, mais que la féminité et la masculinité ne se retrouvent pas forcément dans la femme biologique et l&rsquo;homme biologique. Donc deux hommes peuvent apporter à un enfant cette variation-là. Ce n&rsquo;est pas parce que ce sont deux hommes que toute différence s&rsquo;efface. On ne peut pas tout relier au genre. Dans les couples d&rsquo;homosexuelles, il y a aussi un partage des tâches : ce n&rsquo;est pas parce qu&rsquo;on est deux hommes ou deux femmes que l&rsquo;on est identique et en miroir. Même si c&rsquo;est une vision caricaturale des genres, on voit bien, par exemple, que l&rsquo;une va s&rsquo;occuper de descendre la poubelle pendant que l&rsquo;autre va faire la vaisselle ! Le principe de différenciation qui structure un enfant peut se mettre en place sans reposer sur la différence des sexes de ses parents.</p>
<p><b>L&rsquo;homoparentalité peut-elle troubler le développement psychique de l&rsquo;enfant ?</b> Par définition, nous voyons plutôt des enfants en difficulté, qu&rsquo;ils soient filles ou fils d&rsquo;hétérosexuels ou d&rsquo;homosexuels. Je n&rsquo;ai pas vu pour l&rsquo;instant de pathologie spécifique à des enfants d&rsquo;homosexuels. Mais je pense que je ne suis pas plus habilitée que mes collègues à en faire une règle générale pour l&rsquo;instant. Et je défie quiconque de le faire. Oui, nous vivons un vrai changement anthropologique, qui s&rsquo;inscrit dans la continuité de la construction de l&rsquo;individu contemporain, qui peut décider de tout pour lui-même, y compris de sa sexualité.</p>
<p>Je pense donc que l&rsquo;argument qui consiste à dire &laquo;&nbsp;Mais ces enfants vont être traumatisés parce qu&rsquo;ils vont être au ban de la société quand ils seront à l&rsquo;école&nbsp;&raquo; est peu recevable, parce qu&rsquo;il y a un changement de mentalité de la société à l&rsquo;égard de l&rsquo;homosexualité. Et les psychanalystes n&rsquo;ont pas d&rsquo;autre rôle que de l&rsquo;accompagner.</p>
<p>Caroline Thompson, psychanalyste et thérapeute familiale, service de psychiatrie de l&rsquo;enfant et de l&rsquo;adolescent de la Pitié-Salpêtrière</p>
<p>Site <a href="http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/11/08/les-psychanalystes-doivent-ecouter-leurs-patients-et-non-dire-la-norme_1787904_3232.html" target="_blank">Le Monde</a>  08.11.2012 Propos recueillis par Nicolas Truong</p>
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